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Programmation 2015-2016

Séminaire mensuel


Dates : les derniers ou avant-derniers vendredis du mois, de 14h00 à 17h00
Lieu : UQAM — Pavillon Judith-Jasmin
4e étage  salle J-4935


* Le séminaire est organisé par Claudia Bouliane et Geneviève Lafrance.



1. Huitième Conférence inaugurale (collective) : «La rue assourdissante autour de nous hurlait» 


2. Séance du vendredi 25 septembre 2015
Thème : Sex and the City
Conférenciers :
  • Invitation à Martine Delvaux (UQAM) : «Des filles en série au boy's club, ou quand les hommes sont entre eux»
  • Judith Sribnai (UQAM) et Florian Grandena (U. d'Ottawa) : «Désir et utopie : le monde du travail dans le cinéma français du tournant des années 2000»


3. Séance du vendredi 30 octobre 2015
Thème : Le loup et le gigot d'agneau
Conférenciers :
  • Invitation à Marilou Cousineau (Collège de Rosemont) : «Des bourreaux et des loups : les héros ambigus de Michel Folco»
  • Geneviève Sicotte (U. Concordia) : «Lecture sociocritique de quelques obsessions culinaires actuelles»

4. Séance du vendredi 20 novembre 2015
Thème : L'initiation à l'ère du capitalisme
Conférenciers :
  • Invitation à Sophie Ménard (UQAM) :  «La voie des cadeaux : Éboueur sur échafaud de Benotman» 
  • Claudia Bouliane (UQAM) : «Sectes, sociétés secrètes et autres conspirations adolescentes»

    5. Séance du vendredi 29 janvier 2016
    Thème : Actualités nationales
    Conférenciers :
    • Invitation à Martine-Emmanuelle Lapointe (UdeM) : «La littérature québécoise contemporaine à l'épreuve de l'Histoire : approches, lieux et perspectives» 
    • Invitation à William S. Messier (UQAM) : «Les usages de l'oralité québécoise contemporaine. L'exemple de François Blais»
    6. Séance du vendredi 26 février 2016
    Thème : État des lieux
    Conférenciers :
    • Invitation à Sébastien Roldan (U. de Strasbourg) : «Croiser la sociocritique et la littérature comparée sur la Seine littéraire de Paris entre 1830 et 1930» 
    • Marie Parent (UQAM) : «Adrienne Choquette : l'envers et l'endroit du "maître chez nous"»
    7. Séance du vendredi 18 mars 2016
    Thème : À tribord!
    Conférenciers :
    • François-Emmanuël Boucher (Collège Militaire Royal du Canada) : «Que raconte l'extrême droite aujourd'hui?» 
    • Marc Angenot (U. McGill) : «Les Rayons et les Ombres : querelle des "Nouveaux Réactionnaires" et critique des Lumières»


    Programmation 2014-2015

    Séminaire mensuel 

    Dates : les derniers ou avant-derniers vendredis du mois, de 14h00 à 17h00
    Lieu : UQAM — Pavillon Judith-Jasmin
    4e étage  salle J-4935


    * Le séminaire est organisé par Pierre Popovic et Bernabé Wesley.

    2. Séance du vendredi 26 septembre 2014
    Thème : Du texte au webxte et de l'humain au post-humain : la création numérique
    Conférenciers :
    • Invitation à Marcello Vitali-Rosatti (UdeM) : «L'écrivain et l'architecte : écriture et production de l'espace numérique»
    • Christophe duret (Université de Sherbrooke) : «Le corps comme figure du non-lieu dans les jeux de rôle goréens»

    3. Séance du vendredi 24 octobre 2014
    Thème : Quand la réalité s'évade vers le poème ou l'autofiction
    Conférenciers :
    • David Bélanger (UQAM) : «Sus au réel : l'autofiction contestée dans la littérature québécoise contemporaine»
    • Olivier Parenteau (Cégep de Saint-Laurent) : «Houellebecq poète : des vers qui marquent le fait, la date, la réalité» 

    4. Séance du vendredi 28 novembre 2014
    Thème : Vivre ou survivre : le roman contemporain entre surnaturel et science fiction
    Conférenciers :
    • Elaine Després (UdeM) : «Les apocalypses chimiques de Gregory Benford et de Don DeLillo»
    • Christiane Ndiaye (UdeM) : «Le réalisme du surnaturel chez Kettly Mars» 

    Footre alors ! Mundialogismes et ballons ronds. Journée de sociocritique
    Université de Montréal, 17 décembre 2014
                Programme ci-bas.

    5. Séance du vendredi 30 janvier 2015
    Thème : Aron et Bourdieu comme vous ne les avez jamais lus
    Conférenciers :
    • Marc Angenot (U. McGill) : «Un spectre hante le XXe siècle selon Raymond Aron» 
    • Pierre Popovic (UdeM) : «Un spectre hante Le Marché des Biens Symboliques de Pierre Bourdieu»
     
    6. Séance du vendredi 20 février 2015
    Thème : L'insignifiance et la vie
    Conférenciers :
    • Jean-François Chassay (UQAM) : «De la fiction au documentaire dans Réparer les vivants de Maylis de Kerangal» 
    • Francis Mus (U. de Louvain) : «La Fête de l'insignifiance de Milan Kundera»
     
    7. Séance du vendredi 27 mars 2015
    Thème : Les bons contes font les bons amis
    Conférenciers :
    • Michel Fournier (U. d'Ottawa) : «Des assises sociohistoriques de l'imaginaire “transhistorique” : le recueil de contes comme dispositif culturel»
    • Vicky Pelletier (Uqam) : «Déconstruire les fables économiques : Kingdom Come de J.G. Ballard» 





    Journée d'étude 

    « Footre alors ! Mundialogismes et ballons ronds — Journée de sociocritique »

    Université de Montréal
    17 décembre 2014
     Pavillon Lionel-Groulx, salle C-8141




    Programme

    8h45 : Accueil des participants

                   Première séance. Présidence : Marie Parent (Université du Québec à Montréal)

    9h00 :    Jean-François Chassay (Université du Québec à Montréal)
    « À chaque jour suffit sa peine »

    9h40 :    Flavie Halais, journaliste indépendante
    « Et le Maracana se tut : les cultures populaires du football brésilien à l’épreuve du Mondial 2014 »

    10h20 : Pause

                   Deuxième séance. Présidence : Sophie Ménard (Université de Lorraine/CREM)

    10h40 : Djemaa Maazouzi (Université Charles-de-Gaulle/Lille 3)
    « One-two-threesme globalisé : effets de contagion des splendeurs et misères du foot algérien »

    11h20 : Bernabé Wesley (Université de Montréal)
    « Olivier Adam, Peine perdue : chienlit sociale et gloires du foot amateur »

    12h00 : Synthèse des travaux de la matinée (Pierre Popovic)

    12h10 :  Dîner

                   Troisième séance. Présidence : Régine Robin (Université du Québec à Montréal)

    13h40 : Patrick Maurus (INALCO/Paris VII)
    « Sur quels terrains joue-t-on au foot? ou Le binoclard joue arrière gauche »

    14h20 : Stéphane Vachon (Université de Montréal)
    «  "Et, à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne!" — Gary Lineker »

    15h00 : Pause

                   Quatrième séance. Présidence : Robert Saletti (Collège Édouard-Montpetit)

    15h20 : Judith Sribnai (Université du Québec à Montréal)
    « L'épopée furieuse de Zidane de Castellane, du maigre Mémos de Saint-Denis et du trop petit Finioule »

    16h00 : Pierre Popovic (Université de Montréal)
    « L’ineffable joie du buteur à travers les âges »

    16h40 : Synthèse des travaux de l’après-midi et suites (Bernabé Wesley)


    Cette « Journée de sociocritique » a été conçue et organisée par Bernabé Wesley et Pierre Popovic. Elle a bénéficié du soutien du Département des littératures de langue française et des Services de la recherche de la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal, ainsi que de l’hospitalité bienveillante du Centre de recherche interuniversitaire sur lalittérature et la culture québécoise (CRILCQ)








    Programmation 2013-2014

    Séminaire mensuel 
    Dates : les derniers ou avant-derniers vendredis du mois, de 13h00 à 16h00
    Lieu : Université de Montréal — Pavillon Maximilien-Caron
    2e étage  local A-2411

    * Le séminaire est organisé par Olivier Parenteau.

    1. Sixième séance inaugurale (collective) : «L'École dans les arts et dans les lettres, et sous toutes ses coutures» 
    Voir le programme détaillé plus bas.

    2. Séance du vendredi 27 septembre 2013
    Thème : Marges en ville
    Conférenciers :
    • Invitation à André Habib (Études cinématographiques, UdeM) : «Pratiques marginales. Rodrigue Jean et Épopée» 
    • Pierre Popovic (UdeM) : «Prendre une ligne»

    3. Séance du vendredi 1er novembre 2013
    Thème : Manger ou être mangé? Du banquet à l'usine
    Conférenciers :
    • Judith Sribnai (U. d'Ottawa) : «Le festin nu. Éros et ingestion»
    • Anne-Marie David (UdeM) : «L'usine à nu. Quand la chaîne digère l'ouvrier» 

    4. Séance du vendredi 29 novembre 2013
    Thème : Écrire (à) l'adolescence
    Conférenciers :
    • David Bélanger (Uqam) : «Apprendre à parler : question de compétence littéraire dans la littérature québécoise contemporaine»
    • Claudia Bouliane (U. McGill) : «L'idylle suburbaine d'un adolescent en marge des Beaux Quartiers» 

     5. Séance du vendredi 31 janvier 2014
    Thème : Pour une contre-histoire des politiques de la littérature contemporaines
    Conférenciers :
    • Invitation à Jean-François Hamel (Uqam) : «De Mai à Tarnac. Montage et mémoire dans les écritures politiques de Jean-Marie Gleize et Nathalie Quintane» 
    • Alain Farah (U. McGill) : «“Je suis un écrivain, je ne tends pas de traquenard.Christophe Hanna et la politique du pire»
    6. Séance du vendredi 28 février 2014
    Thème : Transmission et partage de mémoires
    Conférenciers :
    • Djemaa Maazouzi (U. Charles-de-Gaulle/Lille-3) : «Des scénographies mémorielles de la guerre d'Algérie...» 
    • Invitation à Remy Besson (UdeM) : «... aux choix historiographiques à la base du film Shoah»
    7. Séance du vendredi 28 mars 2014
    Thème : Corps à corps. La Grande Guerre chez Céline et Tardi
    Conférenciers :
    • Olivier Parenteau (Cégep de Saint-Laurent) : «La rhétorique dans les bulles : images, récits et argumentation dans C'était la guerre des tranchées de Jacques Tardi» 
    • Invitation à Michel Lacroix (Uqam) : «L'ambitieux polymorphe : conformisme et dissidence dans les lettres de guerre de L.-F. Destouche» 

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    Séance inaugurale (2013-2014) 


    1. Sixième séance inaugurale (collective) : «L'École dans les arts et dans les lettres, et sous toutes ses coutures» 




    Mercredi 4 septembre


    15h00-18h00

    Université du Québec à Montréal

    405, rue Sainte-Catherine Est 

    Salle J-4225


    15 h 00 : Première séance

    «La petite feuille blanche collée contre un mur gris»

    «(Hard) Core Curriculum : l’école chez les Dead Kennedys»

    Brigitte Faivre-Duboz (Cégep de Saint-Laurent)
    «Monsieur Lazhar : un homme d’expérience au pays des pédagogues»

    «Les écoles de La Guerre des boutons»


    16 h 00 : Deuxième séance

    «L’école chez Ducharme»

    «This is a big fat waste of my time : Calvin écolier chez Bill Waterson»

    «Un pédagogue atypique chez Louis Hamelin»

    «Tu n’es qu’un âne»


    17 h 00 : Pause


    17 h 15 : Flaubert revu et corrigé

    Claire Legendre (Université de Montréal)
    Catherine Mavrikakis (Université de Montréal) et

    … réécrivent l’incipit
    de Madame Bovary


    18 h 00 : Vin d’honneur


    Organisation

    Geneviève LafranceOlivier ParenteauPierre Popovic


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    Colloque annuel 2013-2014
    Jeunes projets et Lectures sur table

    Université de Montréal, 16 avril 2014

    Pavillon Maximilien-Caron, Salle A-2411


    8h15 : Accueil des participants

    1. Jeunes projets

    Première séance : Président : Olivier Parenteau

                «Excès et saturation dans la dramaturgie québécoise contemporaine»
                Réponse de Jean-Marc Larrue et discussion

    8h55 : Gabrielle Larivière
                «Un « fiasco fonctionnel ». Montréal dans La Canicule des pauvres de J.-S.                         Desrochers»
                Réponse de Jean-François Chassay et discussion

    9h20 : Dominic Auger
              «Une quête de mémoire à transmettre.La Constellation du lynx  de Louis Hamelin»
                Réponse d'Élisabeth Nardout-Lafarge et discussion

    9h45/10h00 : pause

    Deuxième séance : Présidente : Claudia Bouliane

    10h00 : Bianca Burda
                «Les «mauvaises lectures» dans La Fille Élisa d’Edmond de Goncourt»
                Réponse de Claudia Bouliane et discussion

    10h25 : Viviane Marcotte
                «Les jeux et les voix du saltimbanque. L’Homme qui rit de Victor Hugo»
                Réponse de Judith Sribnai et discussion

    10h50/11h00 : pause

    Troisième séance : Présidente : Geneviève Lafrance

    11h00 : Bernabé Wesley
                «Rigodon, un roman épuisé par son historicité»
                Réponse de Jean-François Chassay et discussion

    11h25 : Thomas Roy
                «Le jeu des citations dans La Possibilité d’une île de Michel Houellebecq»
                Réponse d'Olivier Parenteau et discussion

    11h50/13h00 : pause déjeuner

    Quatrième séance : Président : Pierre Popovic

                «Grande Guerre, Graffiti, Ground Zero » : trois nouveaux projets»
                Réponse de Sophie Ménard et discussion    
           
    13h25 : Danny Plourde
                «Colère et lutte des classes : Les Terres étrangères de Hwang Sok-Yong»
                Réponse de Sylvain David et discussion

    13h50 : Audrey Rousseau
                «Penser les reconnaissances des buanderies Madeleine en Irlande (1993-2013)»
                Réponse de Pierre Popovic et discussion

    13h50-14h10 : pause

    2. Lectures sur table

    Table ronde ouverte où tous les intervenants qui le désirent présentent des éléments de lecture (il ne s’agit pas d’une communication, mais d’indications précises sur des éléments caractéristiques de la «mise en texte») relatifs à ces trois œuvres :




    Responsables scientifiques :
                - Claudia Bouliane (Université McGill)



    Programmation 2012-2013

    Séminaire mensuel 

    Dates : les derniers ou avant-derniers vendredis du mois, de 13h00 à 16h00
    Lieu : Université de Montréal — Pavillon Maximilien-Caron
    2e étage – local A-2411


    * Le séminaire était organisé par Yan Hamel.
    * Les enregistrements des séances qui ont eu lieu sont audibles ici.

    1. Cinquième séance inaugurale (collective) : «La grosse TINA : Archéologie littéraire et artistique de l'indignation politique» 
    Samedi 25 août 2012 de 13h00 à 18h00

    Salle NT2 - Pavillon Maisonneuve, B-2300 - UQAM - 405 Maisonneuve est



    13h00 Première séance  
    Présidente : Geneviève Lafrance (UQAM)
    • Marion Froger (UdeM, chercheure invitée) : «Citation et reprise en régime d’image politique (quelques exemples). Vertu et piège de l’anachronisme»
    14h00 Deuxième séance 
    Président : Jean-François Chassay (UQAM)
    • Bertrand Gervais (UQAM, chercheur invité) : «Resistance is futile. Quand la pensée tient en un dé à coudre»
    • Djemaa Maazouzi (UdeM/Lille 3) :  «Une lecture filiforme des Histoires minuscules des Révolutions arabes (Chèvre Feuille Etoilée/ Éditions Chihab, 2012)»  
    15h15 Troisième séance
    Président : Sylvain David (U. Concordia)
    • Pierre Popovic (UdeM) :«Marx contre Crapulinsky, Hugo contre Napoléon le petit, mais Feuilly, ah! Feuilly!»
    16h15 Quatrième séance
    Présidente : Anne-Marie David (UdeM)
    • Bernabé Wesley (UdeM/Montpellier) : «Je ne peux tout de même pas aller contre la vérité du marché » : La Carte et le Territoire, de Michel Houellebecq, ou l’art comme acceptation du monde»
    17h15 Mot de synthèse : Pierre Popovic (UdeM)


    2. Séance du vendredi 28 septembre 2012
    Thème : La bande dessinée dans la Cité
    Conférenciers :
    • Marc Angenot (U. McGill) : «Hergé et la philosophie politique des années 1930 aux années 1970» 
    • Invitation à Paul Bleton (Téluq) : «La fonction sociale du noir»

    3. Séance du vendredi 26 octobre 2012
    Thème : Louis-Ferdinand Céline, le retour
    Conférenciers :
    • Yan Hamel (Téluq) : «Touit-Touit, that’s the way to be!» 
    • Bernabé Wesley  (UdeM/Montpellier) : ««“Coudre tout de travioleˮ : l’œuvre de Céline et la crise de la fiction dans l’après-guerre»

    4. Séance du vendredi 30 novembre 2012
    Thème : Anarchistes en musique
    Conférenciers :
    • Philippe Latour (U. McGill) : «Le Liberation Music Orchestra : free jazz, canonisation et signification sociale» 
    • Sylvain David (U. Concordia) : «The Clash et London Calling : composer l’imaginaire»

     5. Séance du vendredi 25 janvier 2013
    Thème : Virilité et eugénisme au siècle délirant d'Auguste Comte
    Conférenciers :
    • Jean-François Chassay (Uqam) : «La science au service de l’idéologie, ou comment l’eugénisme pousse au délire» 
    • Invitation à Véronique Cnockaert (Uqam) : «Que sont les hommes devenus? Virilité et autorité dans quelques romans de la seconde moitié du XIXe siècle»
     
    6. Séance du vendredi 22 février 2013
    Thème : Descendre dans la rue ou rester chez soi
    Conférenciers :
    • Claudia Bouliane (U. McGill) : «Vociférations urbaines et silence narratif : une ellipse nizanienne qui en dit long » 
    • Marie Parent (UQAM) : «“Un sanctuaire dans le monde moderneˮ: le home chez Flannery O'Connor»
     
    7. Séance du vendredi 22 mars 2013
    Thème : Du Ciel et des Lumières
    Conférenciers :
    • Pierre-Olivier Brodeur (UdeM) : «Roman de la Providence : quand la théologie devient fiction» 
    • Joël Castonguay (University of British Columbia) : «La Bastille des astronomes. La révolution ratée de Louis-Sébastien Mercier» 



    Colloque annuel 
    «C'est grave, docteur? Médecins et médecines imaginaires»

    Université du Québec à Montréal
    25 et 26 avril 2013

    «Quand tous mes ennemis particuliers seront morts, les médecins [...] vivront encore.»

    Jean-Jacques Rousseau

    Qui voudrait goûter à la médecine de Victor Frankenstein? Au bistouri de Charles Bovary? Confier son corps au scalpel d’Hannibal Lecter ou aux forceps du docteur Slop, le «man-midwife» de Tristam Shandy? Que deviendrait le serment d’Hippocrate redéfini par Diafoirus et Dr. No? Si la fiction, selon la définition de J. G. Ballard, consiste à tester des hypothèses extrêmes, combien d’œuvres littéraires (ou cinématographiques ou télévisuelles) ne pourraient être interprétées comme autant d’expériences visant à éprouver le fameux axiome de M. Smith, qui proférait dans La Cantatrice chauve qu’«[u]n médecin consciencieux doit mourir avec le malade s’ils ne peuvent pas guérir ensemble»?
    Maléfiques, incompétents, grotesques, fourbes ou sublimement dévoués, figures christiques ou véritables dangers publics, les personnages de médecins sont si nombreux qu’on serait tenté de promettre, pour pasticher le (bien réel) docteur Gaétan Barrette, qu’on aura sous peu «un médecin par livre». Du Rondibilis de Rabelais au Docteur Ventouse, bobologue de Claire Brétécher, cliniciens imaginaires et autres toubibs de papier n’ont cessé d’ausculter le grand corps social et d’émettre des pronostics plus ou moins rassurants sur l’avenir du genre humain. Truchements de nos rêves, tel le Bordeu de Diderot, témoins de nos errances (Rieux dans La Peste, Bardamu dans Voyage au bout de la nuit) ou grands fabulateurs se payant la fiole de leurs concitoyens (Knock, de Jules Romains), ils se contentent rarement de juger l’état du malade : ils prennent le pouls du monde, du leur comme du nôtre. C’est à ce titre qu’ils intéressent particulièrement la sociocritique. Le cinquième colloque annuel du CRIST leur sera consacré.
    Que signifie, pour une société donnée, l’intervention d’un médecin au sein d’un dispositif textuel? Grâce à quels savoirs (scientifiques, occultes, juridiques), à quelles accointances idéologiques (avec le prêtre, le politicien, le marchand, le notaire, l’artiste, le juge, le policier) les médecins se sont-ils imposés au fil des siècles comme figures privilégiées pour penser le rapport entre texte et imaginaire social? À la suite d’Henry Fielding, qui observait que «chaque médecin a sa maladie favorite» (Tom Jones), on se demandera quels états pathologiques, quels malaises attirent de préférence l’attention des praticiens fictifs. Quelles peurs collectives permettent-ils de canaliser? Quelles tensions, à l’intérieur de la semiosis sociale, leur présence dans les textes (ou à l’écran) parvient-elle à cristalliser?
    Grands sémioticiens des corps, les médecins entretiennent avec les signes et les mots un rapport complexe, au sujet duquel il y aura lieu de s’interroger. Si leur «pompeux galimatias» (L’Amour médecin) conforte à l’occasion les malades – du moins ceux qui attendent d’eux, plus encore que de guérir, d’entendre nommer ce dont ils souffrent –, leur jargon fut aussi de tout temps un objet de moqueries. L’auteur d’un fameux quatrain le rappelle au sujet du dottore Balanzone de la commedia dell’arte : «Quand le docteur parle, l’on doute / Si c’est latin ou bas breton». Ce savant baragouin, il leur arrive pourtant de le manipuler en habiles rhéteurs ou en fins poètes. Qui pourrait rester insensible aux sophistications lexicales d’un Knock («Ne confondons pas : est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous grattouille?»), comme aux images qu’il invente pour expliquer à une patiente la cause de ses insomnies («Représentez-vous un crabe, ou un poulpe, ou une gigantesque araignée en train de vous grignoter, de vous suçoter et de vous déchiqueter doucement la cervelle»)? Qui n’a jamais cherché à déchiffrer une ordonnance sans se demander jusqu’où l’on pouvait pousser l’étude de la calligraphie? Y a-t-il une profession qui ait davantage contribué que la leur à perfectionner l’art de la litote? Une maxime des Aventures potagères du Concombre masqué de Nikita Mandryka, affichée au-dessus de la maison d’un célébrissime médecin, indique à quelles extrémités leurs raffinements langagiers peuvent parfois les mener : «Docteur Freud. Voit tout, sait tout (mais n’en dit mot)».
    On se penchera en outre sur les contours imprécis de cette figure polymorphe, propre à cumuler les fonctions les plus diverses. On se demandera, par exemple, à la faveur de quelles discordances politiques, chez Ionesco, «monsieur le médecin du roi» peut être tout à la fois «chirurgien, bactériologue, bourreau et astrologue de la cour». Comment se définit le médecin, dans les textes, par rapport à ses avatars, voire à ses adversaires déclarés : la sage-femme, l’apothicaire, le thérapeute, l’infirmière, le confesseur, le charlatan? On ne laissera dans l’ombre ni les médecins qui s’ignorent (du fabliau «Le Vilain Mire» à «Mademoiselle Bistouri» de Baudelaire) ni les médecins salaces («Le Médecin de mamie» de Ronsard, «Dr. Love» de Kiss, Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick). On pourra suivre leurs traces à travers romans, poèmes, pièces de théâtre, bandes dessinées, films, peintures, chansons (qui n’a jamais appelé à son chevet le peu orthodoxe «Doctor Robert» des Beatles?), sans oublier la pléthore de séries télévisuelles qui leur a été consacrée (Dr. House, UrgencesGrey’s AnatomyDr. Quinn, Marcus WelbyDoctor Who…). On ne négligera pas non plus les représentations des actes (diagnostics, auscultations) et de leurs conséquences (guérison, aggravation, mort, résurrection). On cherchera à savoir ce que peuvent ces innombrables médecins fictifs, anamorphoses ou calques de ceux que nous présente la semiosis sociale, grands médiateurs entre la vie et la mort, figures éclatées devant composer avec la raison comme avec la folie, avec les corps réels comme avec les théories.
    De manière à inscrire cette enquête dans le cadre plus vaste d’une sociocritique de l’imaginaire médical et, plus largement, scientifique, nous accepterons également des propositions de communication portant sur des textes (ou sur des images) où les médecins brillent par leur absence, là où d’autres (sorciers, guérisseurs, voisins de palier, champions de l'automédication) s’attribuent les rôles qui normalement leur échoient (soigner, diagnostiquer, guérir, etc.).
    Les propositions de communication (une quinzaine de lignes) doivent être envoyées à Jean-François Chassay (chassay.jean-francois@uqam.ca) ou à Geneviève Lafrance (lafrance.genevieve@uqam.caavant le 15 décembre 2012.




    «C'est grave, docteur? 
    Médecins et médecines imaginaires»


    Université du Québec à Montréal
    Salle des boiseries (J-2805)
    25 et 26 avril 2013

    Jeudi 25 avril 2013

    9h00    Accueil
    9h15    Mot de bienvenue (Jean-François Chassay et Geneviève Lafrance, UQAM)

    I.  Des médecins dans la cité (vagabondages thérapeutiques)

    Président de séance : Benoît Melançon (Université de Montréal)

    «Du traitement des maladies vénériennes aux recherches sur l’électricité médicale : Marat et la figure du médecin ami du peuple»
    9h50    Clémence Aznavour (Université de Rennes 2)
    «Emander, médecin civilisateur? Le corps malade comme lieu d’expression d’un pouvoir»
                «Poésie prophylactique (ou la synonymie au service de la médecine)»

    10h30-11h00 Discussion

    11h00-11h30 Pause

    11h30  Florence Chantoury-Lacombe (Université de Montréal)
                «Le saint thaumaturge : médecin malgré lui»
    11h50  Lucie Desjardins (UQAM)
                «Hippocratine et autres médecins des mondes à l’envers»

    12h10-12h30 Discussion

    II. Pharmacopées (quand la maladie contre-attaque)

    Président de séance : Yan Hamel (TELUQ)

    «“Jusqu’où souhaites-tu me voir sombrer?”  Le médecin, son malade et leurs secrets dans À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie et Le Protocole compassionnel d’Hervé Guibert»
    14h20  Betty Bednarski (Dalhousie University)
    «Médecine et échec? De quelques cas de médecins fictifs dans l’œuvre de Jacques Ferron»

    14h40-15h00 Discussion

    15h00-15h30 Pause

    «Un mauvais sujet. Emmanuel Carrère, Jean-Claude Romand et la maladie du mensonge»
    «Guérir la finitude : les médecins de la post-humanité dans Le Goût de l'immortalité de Catherine Dufour et The Postmortal de Drew Magary»
    «Rancir durable. Sur Le Calme retrouvé de Tim Parks et Journal d’un corps de Daniel Pennac»

    16h30-17h00 Discussion

    Vendredi 26 avril 2013

    III. Le médecin dans tous ses états


    9h00    Sébastien Roldan (UQAM)
    «La vie cérébrale décadente disséquée façon naturaliste : Édouard Rod et L’Autopsie du docteur Z***»
    «Morbus democraticus»
    9h40    Tanka G. Tremblay (Université McGill)
    «Médecins à lier : de l’aliéniste incompétent à l’aliéniste fou dans l’imaginaire social français de la fin du XIXe siècle»

    10h00-10h30 Discussion

    10h30-11h00 Pause

                «Le docteur Destouches, un médecin qui passait pour un patient»
    11h20  Emmanuel Basset (Université de Sorbonne nouvelle, Paris 3)
    «Diagnostic, autopsie, contemplation. Aspects théoriques et enjeux esthétiques du regard médical dans la Traumnovelle d’Arthur Schnitzler»
    11h40  Alexandre Klein (Cégep Saint-Laurent)
                «La figure du médecin dans le théâtre d’épouvante d’André De Lorde et d’Alfred Binet»

    12h-12h30 Discussion

    IV. Scanographies américaines

    Président de séance : Sylvain David (Université Concordia)

                «Moi, ma mère et Morgentaler, ou la politique de l’avorteur dans la fiction»
    14h20  Laurence Pelletier (UQAM)
    «“We do women” : et la gynécologie créa la femme. Essai sur le film Dead Ringers de David Cronenberg»

    14h40-15h00 Discussion

    15h00-15h30 Pause

    15h30  Maud Desmet (Université de Poitiers)
    «La figure du médecin misanthrope dans les séries télévisées : quelle relation au corps contemporain dans House et Nip/Tuck
    15h50  Martin Winckler/Marc Zaffran  (Université de Montréal)
    «Greg House, le shaman qui a lu Darwin (mais aussi Jeremy Bentham et John Stuart Mill)»
                «Le corps souffrant chez Philip Roth : une pathologie américaine»

    16h30-17h00 Discussion

    17h00 Vin d’honneur


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    Les douze travaux du texte. 
    Au point de rencontre de la sociocritique et de l’ethnocritique: 
    bases épistémologiques, échanges, recherches en cours





    Université de Montréal, Pavillon Lionel-Groulx, salle C-3061
    3-4 juin 2013

    Responsables scientifiques : Marie Scarpa et Pierre Popovic

    Centre de recherche interuniversitaire en sociocritique des textes (CRIST)



    LUNDI 3 JUIN 2013

    8h30 : accueil des participants

    Première séance : Histoire, sédiments, concepts, bases épistémologiques

    9h00  Jean-Marie Privat (Université de Lorraine/CREM)
    «L’ethnocritique. Signes de naissance»

    9h15  Véronique Cnockaert, Sophie Dumoulin (Université du Québec à Montréal)
    «Oralités/Littératies/Littératures»

    «Le concept de transculture et le recyclage des récits folkloriques dans les textes de la littérature africaine»

    9h45 Guillaume Drouet (Université de Lorraine/CREM)
    «L’ethnocritique et l’anthropologie du symbolique (Cl. Lévi–Strauss)»

    10h00-10h30 : discussion

    10h30 : pause

    Présidente : Sophie Ménard (Université de Lorraine/CREM)

    «Ethnocritique, sociocritique, Postcolonial Theory, Native Anthropology : le bar est-il ouvert? Pour quel(s) cocktail(s) conceptuel(s)?» 

    11h00 Marie Scarpa (Université de Lorraine/CREM)
    «Construction/déconstruction: définitions et principes méthodologiques de l’ethnocritique»

    11h15 Marie-Christine Vinson (Université de Lorraine/CREM)
    «Ethnocritique de la littérature d’enfance et de jeunesse (oralité et littératie, personnage liminaire, logogenèse, domus, campus, saltus, champ littéraire et publics)»

     «De Marx à Bakhtine ? Ethno- et sociocriticiens, qu’est-ce qui vous fait marcher?»

    11h45-12h15 : discussion

    12h15 : dîner

    Deuxième séance : Lectures critiques croisées

    13h30 Jean-Marie Privat (Université de Lorraine/CREM)
    «Lecture ethnocriticienne de “Pour une socio-critique, ou variations sur un incipit de Claude Duchet»

    «Sur Son auberge n’était pas à la belle étoile… Introduction à une ethnocritique de Rimbaud de Jean-Marie Privat»

    14h00 Sophie Ménard (Université de Lorraine/CREM)
    «Lieux hantés. Relecture ethnocriticienne de “Le récit et son discours impliqué : La Petite Roque de Guy de Maupassant” de Mitterand.»

    14h15-14h30 : discussion


    14h45 Marie Scarpa (Université de Lorraine/CREM)
    «Sur une lecture de Pierre Popovic»

    «Sur une étude de Marie Scarpa»

    «Sur Marier les destins. Une ethnocritique des Misérables de Guillaume Drouet»

    15h30-16h00 : discussion


    MARDI 4 JUIN 2013

    Troisième séance : Recherches en cours
    Présidente : Véronique Cnockaert (Université du Québec à Montréal)

    «À défaut d’ensauvagement, la sauvagerie : Running Wild de J.G. Ballard»

    9h20 Marie-Christine Vinson (Université de Lorraine/CREM)
    «Histoire culturelle, ethnocritique et littérature. L’asouade comme exemple de migration d’un motif rituel»

    «Inceste, prostitution, sorcellerie et têtes de morts : étrangetés de l'édification romanesque dans l'Ancien Régime»

    10h00-10h30 : discussion

    10h30 : pause

    Présidente : Marie-Christine Vinson (Université de Lorraine/CREM)

    10h40 Sophie Ménard (Université de Lorraine/CREM)
    «Les Intersignes et créances du récit : l’exemple de Germinie Lacerteux des Goncourt»

    «Du prolétaire d’emprunt au chasseur de primes. Montréal en vers et contre tous»

    11h20 Guillaume Drouet (Université de Lorraine/CREM)
    «Ethnocritique et fantastique. L’exemple de La Vénus d’Ille de Mérimée»
                            
    11h40-12h10 : discussion

    12h10 : dîner

    Présidente : Marie Scarpa (Université de Lorraine/CREM)

    «Les représentations littéraires du travail (1945-2012) : une thèse sociocritique»

    14h00 Sophie Pelletier (Université du Québec à Montréal)
    «La pourriture des perles : le désir de Chérie (Edmond de Goncourt)»

    «La trilogie allemande de L-F. Céline, une oubliothèque de l’après-guerre»

    14h40 Véronique Cnockaert (Université du Québec à Montréal)
    «Les Autorités de papier dans le roman de la seconde moitié du XIX

    15h00-15h30 : discussion

    15h30 : pause

    Quatrième séance : Lectures collégiales d’œuvres choisies
    Animateurs : Pierre Popovic et Jean-Marie Privat

    15h45-17h15 
    Chaque participant choisit l’un des textes suivants et donne une intervention de cinq minutes sur le texte qu’il a choisi. Après que les différentes mini-lectures portant sur un même texte auront été données, parole est donnée à qui la demande pour des réactions à chaud (ceci suppose que tous auront lu tous les textes, même si chacun ne donne une mini-lecture que d’un seul texte)

    • Jean Echenoz, 14, Minuit, 2012, p. 7-11 (jusqu’à «Aures habet, et non audiet»).
    • Virginie Despentes, Baise-moi, J’ai lu, 1999, p. 5-7 («et tu finiras par me rendre malade») et p. 248-249 («Des images lui reviennent, des bribes…»).
    • Bernard-Marie Koltès, Dans la solitude des champs de coton, Minuit, p. 7-20 (jusqu’à «[…] je me suis perdu».)
    • Arthur Rimbaud, «Les ponts», dans Illuminations.
    • Abdel-Hafed Benotman, Éboueur sur échafaud, Rivages/Écrits noirs, 2003, p. 13-20.
    • Plume Latraverse, «Les pauvres»
    • Marie Cosnay, Où vont les vaisseaux maudits?, Les Éditions de l’Atelier, 2011, 24 p.


      17h15-17h30 : pause

      17h30-18h00 Synthèse et voies d’avenir



      Programmation 2011-2012

      Séminaire mensuel 

      Dates : les derniers ou avant-derniers vendredis du mois, de 13h00 à 16h00
      Lieu : Université de Montréal — Pavillon Maximilien-Caron
      2e étage – salle A-2411


      * Le séminaire était organisé par Pierre Popovic.
      * Les enregistrements de ces séances sont audibles ici.


      1. Quatrième séance inaugurale
      Jeudi 25 août 2011 de 18h30 à 21h
      Salle C-8141 — Pavillon Lionel-Groulx — Université de Montréal — 3150, rue Jean-Brillant

      Geneviève Boucher (Université d'Ottawa) : «Les poètes de la Terreur : récit de fondation et transfert de sacralité dans l’imaginaire robespierriste» 


      2. Séance du vendredi 30 septembre 2011
      Thème : Poésie et circonstances
      Conférenciers :
      • Olivier Parenteau (Université de Liège) : «Relire Aragon» 
      • Invitation à Pierre Nepveu (Université de Montréal) : «Les lieux intimes du politique»

      3. Séance du vendredi 28 octobre 2011
      Thème : Jazz et société
      Conférenciers :
      • Yan Hamel (Teluq) : «Jean-Paul Sartre jazzographe» 
      • Invitation à Philippe Latour (Musicologie, Université McGill) : «Colère et jazz chez Charles Mingus»

      4. Séance du vendredi 25 novembre 2011
      Thème : Vieux livres et nouveaux lecteurs
      Conférenciers :
      • Francis Gingras (Université de Montréal) : «Pour une sociocritique de la lecture : les enseignements des recueils manuscrits de fabliaux» 
      • Invitation à Isabelle Arseneau (Université McGill) : «Matières et manuscrits dans les mises en prose à la cour de Bourgogne»

       5. Séance du vendredi 27 janvier 2012
      Thème : Enfances actuelles
      Conférenciers :
      • Émilie Brière (Uqam) : «Composer avec l’innommable : écritures contemporaines de l’enfance souffrante» 
      • Invitation à Catherine Mavrikakis (Université de Montréal) : «Portraits flous de quelques enfants meurtriers (Elfriede Jelinek, Michaël Haneke, Denis Cooper, Gus Van Sant)» 

      6. Séance du vendredi 24 février 2012
      Thème : L’urbanité et ses usages littéraires
      Conférenciers :
      • Vicky Pelletier (Uqam) :  «Circuler, habiter, consommer : pour une lecture sociocritique de l’œuvre de J.G. Ballard» 
      • Judith Sribnai (Université d’Ottawa) : «L’hôtellerie, la ruelle et la prison : pratiques des lieux frontières dans le roman au XVIIe siècle»


      7. Séance du vendredi 30 mars 2012
      Thème : Catégories en débat : l’art contemporain, la littérature européenne
      Conférenciers :
      • Bernabé Wesley (Université de Montréal) : «Le roman européen existe-t-il? Le cas des Bienveillantes de Jonathan Littell» 
      • François-Emmanuel Boucher (Kingston’s College) :«Pour une nouvelle histoire de l’art contemporain : Muray, Houellebecq et de Benoist» 




      Symposium international de sociocritique
      Paris, INALCO
      14-15-16 décembre 2011

      Adresse : 65, rue des Grands Moulins, F-75013 PARIS
      Métro : Bibliothèque François Mitterand



      Première journée : Mercredi 14 décembre 2011
      salle : Amphithéâtre 4, INALCO

      9h00 : Discours de bienvenue du président de l'INALCO, Jacques Legrand

      Première séance : Lectures, in texto veritas
      Président : Christophe Balaÿ (Inalco)

      9h15 : Michael Rinn (Université Européenne de Bretagne)
      «Penser le social dans le témoignage littéraire : Au sujet de Jan Karski de Yannik Haenel»
        
      9h45 : Christiane Ndiaye (Université de Montréal)
      «Ida Faubert : Ti-Louis et la résurrection de Lazare»

      10h15 : discussion

      10h30 : pause

      10h45 : Anne-Marie David (Université de Montréal)
      «Nous étions des êtres vivants ou le théâtre de l'entreprise»

      11h15 : Mélanie Lamarre (Université de Lille 3)
      «Cartographie d’une révolution ratée. Sur Un navire de nulle part d’Antoine Volodine»

      11h45 : discussion

      12h00 : déjeuner

      Deuxième séance : La sociocritique à travers les âges
      Président : Pierre Popovic ( Université de Montréal)

      13h00 : Geneviève Boucher (Université d’Ottawa)
      «Amitié, unanimité, fraternité. Le lien social et le culte du héros chez Saint-Just»

      13h30 : Geneviève Lafrance (Université du Québec à Montréal)
      «Lire Fiévée après Claude Duchet : remarques additionnelles sur un “romancier d’occasionˮ»

      14h00 : Francis Gingras (Université de Montréal)
      «Codex et cotexte : le recueil médiéval et la construction du sens»

      14h30 : discussion

      14h45 : pause

      Troisième séance : Mémoire, ville, histoire
      Président : Marie Vrinat-Nikolov (Inalco)

      15h00 : Sarah Sindaco (Université de Liège)
      «Sociocritique et histoire culturelle. Pour une lecture du roman français en régime gaullien»

      15h30 : Charles Grivel (Université de Mannheim)
      «Ecrire la Commune. Un paradoxe ?»

      16h00 : discussion

      16h15 : pause

      16h30 : Yan Hamel (Téluq/Université du Québec à Montréal)
      «La polyphonie mémorielle du roman : microlecture d’un échange entre Swann et le prince de Guermantes»

      17h00 : Régine Robin (Université du Québec à Montréal)
      «Propositions sociocritiques et flâneries dans les mégapoles contemporaines»

      17h30: discussion


      Deuxième journée : Jeudi 15 décembre 2011
      Salle : Auditorium, INALCO

      Quatrième séance : Langages, textes et médias
      Président : Edmond Cros (Montpellier)

      9h00 : Nathalie Bittinger (Université de Paris VIII)
      «Des régimes d’historicité dans la fiction cinématographique»

      10h30 : Djemaa Maazouzi (Université de Montréal)
      «Approche sociocritique de la fabrication mémorielle. Pour une prise en compte de l’investissement générique et médiatique»

      11h00 : Pierre V. Zima (Université de Klagenfurt)
      «L'institutionnalisation des langages littéraires»

      11h45 : discussion 

      12h15 : déjeuner

      Cinquième séance : Concepts et traverses théoriques
       Président : Henri Mitterand (Professeur émérite Paris 3 / Columbia)

      13h30 : Claudia Bouliane (Université McGill)
      «Sur un chronotype romanesque de l’entre-deux-guerres»

      14h00 : Stéphane Vachon (Université de Montréal)
      «Sociocritique et sociogénétique»

      14h45 : Edmond Cros (Professeur émérite, Université de Montpellier)
      «Approche  sociocritique d'un champ culturel»

      15h30 : discussion

      16h00 : pause

      16h15 : Pierre Popovic (Université de Montréal)
      «La Vierge Marie, le tiroir, l’annuaire téléphonique, Joseph Nye et le concept d’imaginaire social»

      17h00 : Jean-Marie Privat, Marie Scarpa (Université Paul Verlaine – Metz et LAHIC, Paris)
      «L’ethnocritique aujourd’hui»

      17h30 :  discussion


      Troisème journée : vendredi 16 décembre
      Salle : Auditorium, INALCO

      Sixième séance : Mouvances du texte
      Président : Pierre Zima (Université de Klagenfurt)

      9h30 : Patrick Maurus (INALCO)
      «Y a-t-il une pensée sociocritique de la traduction? Un dialogue Duchet-Meschonnic»

      10h15 : Isabelle Tournier (Université de Paris VIII)
      «Sociocritique et édition de textes»

      11h00 discussion

      11h30
      Conclusion
      Synthèse, présentation des Entretiens Duchet / Maurus
      Revue Pratiques de décembre 2011, dirigé par Marie Scarpa et J-M Privat
      Autres livres d'actualité



      Journée d'étude «L'Algérie malgré tout»


      Université de Montréal
      Date : 13 janvier 2012



      Une anecdote raconte que c’est pour avoir eux aussi, «comme les Américains, leur chanson pour l’Éthiopie» qu’une trentaine d’artistes algériens se sont réunis en 1999 à Paris pour réaliser cet opus en hommage au pays qui souffre : «Algérie mon amour, l’Algérie pour toujours». Davantage «We are the children» que «We are the world», la chanson remporte un grand succès sur les radios algériennes. «Ô ma chère Algérie, tu as enfanté des artistes/Pour accompagner tes joies comme tes peines» répète le chœur qui passe en boucle à la télévision, alors que les autorités tentent d’enrayer l’appel au boycott lancé par plusieurs candidats qui renonceront bientôt à se présenter aux élections présidentielles du moment. Si elle n’est pas un grand moment musical, cette chanson en est un de communion populaire chargé d’affects (les recettes seront versées aux victimes du terrorisme), de bonnes intentions, de déculpabilisation, de dénonciation de la répression et de la corruption et de volonté de réconciliation fraternelle. Elle est pourtant de fait un aveu d’impuissance, puisqu’elle résulte d’une action menée par des artistes dans une conjoncture qu’ils n’ont fait que subir et durant laquelle la profession a payé un lourd tribut. Reste que, de façon peut-être naïve et dérisoire, elle accorde symboliquement aux musiciens une fonction civique et à la culture un rôle dans la société en dénonçant islamistes et militaires.

      «Malgré tout mon pays je t’aime/ […] Malgré tout vive l’Algérie» entonnent donc à l’unisson, en arabe, en français, en berbère, autour du chansonnier Baaziz, toutes sortes de voix exilées ou restées au pays : rockeurs (Cheikh Sidi Bémol, Jimmy Ouahid, T34), stars du raï (de Khaled à Mohamed Lamine), rappeurs (du groupe Intik), chantres de la poésie kabyle (Djamel Allam), chanteurs plus classiques (comprendre bien établis à la télévision algérienne et dans un répertoire traditionnel) et jeunes talents prometteurs comme Amazigh Kateb ou Souad Massi. Déclaration d’amour, cri de sincérité contre le désespoir, leur initiative est conçue dès le départ comme une contribution, «un don au peuple algérien» destiné à symboliser l’unité dans la différence et à susciter l’espoir d’un avenir meilleur pour un pays sortant d’une décennie de terrorisme. Elle est lancée par les membres d’une génération actrice des émeutes d’octobre 1988, qui a gorgé le «quart d’heure démocratique» d’une parole caustique largement libérée de l’autocensure (le clip est réalisé par Aziz Smati, «président» de «l’association culturelle» Bled Connexion ; à ses côtés se retrouve Mohamed Ali Allalou, l’animateur radio de «Sans pitié», qui, en 1988, laissait s’exprimer les chroniqueurs en herbe qu’allaient devenir le dérangeant SAS et le trublion YB).


      Dix ans après le «chahut de gamins», le cri d’un amour «malgré tout» est une construction très paradoxale. «Malgré» module et atténue, mais est conjugué à un «tout» qui évase et amplifie. Lié à quelque totalité vague dont pourtant chacun devrait savoir de quoi elle est faite, l’amour éprouvé est à la fois inconditionnel et conditionné. Pris d’un bloc, «malgré tout» profile des obstacles absolus tout en les éludant, surplombe des contradictions en les noyant dans un ensemble flou d’amalgames et d’autres contradictions latentes. L’expression est à la fois paradoxale, polysémique, énigmatique, imparable, convaincante et indiscutable. Elle oscille entre la concession morose et l’oxymore inavoué. Mais il y a surtout qu’elle est devenue doxique en Algérie, figurant en quelque sorte au centre du sociogramme «Algérie».

      L’accrétion de représentations, d’idéologèmes, de figures qu’elle provoque est énorme, et l’expression essaime dans maints textes, films, discours et images.

      Ce «malgré tout vive l’Algérie» (un «malgré tout» qui, dans le code-switching algérien, s’insère en français dans la phrase de langue arabe ou berbère) est autant un cri de résignation qu’un sursaut d’indignation. L’amour se déclare en dépit de l’opposition et de la résistance du sujet, en dépit de ce sur quoi le sujet n’a pas prise. Assumé envers et contre tout, quoi qu’il soit arrivé, arrive ou puisse arriver, il fait fond sur la construction au présent d’une Algérie idéale ratée qui a été et ne sera plus, qui aurait pu être et ne sera jamais, qui est et reste un possible, une utopie, entre rêve, désenchantement et blessure vive.

      Loin de n’être qu’un motif lié à la conjoncture dans laquelle la chanson de Baaziz devient un tube, «L’Algérie malgré tout» squatte mille expressions passionnées d’amour pour le pays. Il active par exemple du sens chez des poètes, des dramaturges et des romanciers qui explorent leur rapport avec l’Algérie. Comme dans le poème «Écoute et je t’appelle» (1961) de Malek Haddad : «Au voleur à chaque fois qu’un poète se noie/Dans le cœur de sa muse et dans le cœur des mots/Moi les mots que j’écris font des mathématiques/On a tué tant d’Algériens ! […] La chaumière et le cœur ?/Sur les hauteurs d’Alger/La villa Susini/Est le château de mes amours…» ; dans les «Rêves en désordre» (1970) de Bachir Hadj Ali : «Je rêve de mon peuple valeureux cultivé bon/Je rêve de mon pays sans torture sans prisons/Je scrute de mes yeux myopes mes rêves dans ma prison» ; dans Les Oranges (1997) d’Aziz Chouaki : «Je jure d’enterrer à jamais cette balle le jour où tous les gens de cette terre d’Algérie s’aimeront comme s’aiment les oranges» ; ou dans la pièce La Délégation officielle (2002) d’Areski Mellal, qui perçoit dans la générosité de menus gestes quotidiens autant de miracles humanistes qui échouent pourtant à faire un pays.


      Cette journée d’étude propose d’examiner la façon dont «L’Algérie malgré tout» voyage et se transforme dans la littérature, le cinéma, les discours de 1980 à nos jours. Nous nous interrogerons sur les récits qu’il anime, les formes qu’il prend, les représentations qu’il agrège, les topoï qu’il catalyse dans l’Algérie contemporaine. 

      Tout en privilégiant le «malgré tout» algérien, nous adjoindrons à la problématique deux excentrements qui permettront à la fois de l’élargir et d’avoir des effets de retour sur elle. Nous reviendrons ainsi, en tables rondes, d’une part sur le cas célèbre de La Belgique malgré tout (Revue de l’Université de Bruxelles, 1980), collectif dirigé par Jacques Sojcher qui fit grand bruit en son temps, et sur un embryonnaire Le Québec malgré tout, prolongeant de façon diffuse «Le Québec me tue» d’Hélène Jutras et dont on trouverait des traces dans des textes récents (chez Évelyne de la Chenelière, par exemple). 
                
        Comité organisateur : Élaine Després, Djemaa Maazouzi, Pierre Popovic




      Colloque annuel 

      Quand les revenants hantent le texte...

      Colloque annuel du CRIST 
       (Centre de recherche interuniversitaire en sociocritique des textes)



      Université d'Ottawa, 9-10 mars 2012
      Arts 509
       70, avenue Laurier Est
        
      Vendredi 9 mars


      14h00 : Accueil des participants et mot de bienvenue

      14h20 – 15h20 : La Société des revenants

      Président de séance : Rainier Grutman (Université d'Ottawa/CRIST) 

      • Geneviève Lafrance (UQÀM/CRIST) : «“Grande joie dans l'empire des morts”. Quand les revenants traversaient les murs de la Conciergerie»
      • Geneviève Boucher (Université d'Ottawa/CRIST) : «La ville palimpseste de Louis Sébastien Mercier. Histoire, spectralité et topographie urbaine»
      • Maxime Prévost (Université d'Ottawa) : «Le Mille et Deuxième Fantôme : Alexandre Dumas nécrologue de l'ambition romantique»

      15h20 – 16h00 : Commentaires et discussion

      16h00 – 16h20 : Pause

      16h20 – 17h00 : Le Vivant et ses morts

      Président de séance : Nelson Charest (Université d'Ottawa)

      • Yan Hamel (TÉLUQ/CRIST) : «Le Panthéon renversé : la mort de Bergotte et la mort de Swann»
      • Kodjo Attikpoé (Université de Montréal) : «L'imaginaire funèbre dans Le Récit de la mort de J.-B. Tati Loutard»


      17h00 – 17h30 : Commentaires et discussion


      Samedi 10 Mars


      9h00 – 10h00 : Revenance et fiction

      Président de séance : François-Emmanuël Boucher (Collège militaire royal du Canada/CRIST) 

      • Laurance Ouellet Tremblay (UQÀM) : «La construction de la figure du fantôme à travers les robes de l'absence : le texte tissé de Douze bêtes aux chemises de l'homme de Tania Langlais» 
      • Michel Fournier (Université d'Ottawa/CRIST) : «Pour une sociocritique du recueil : la hantise du discours dans le Recueil de dissertations anciennes et nouvelles sur les apparitions, les visions et les songes de Nicolas Lenglet Dufresnoy» 
      • Sophie Ménard (Université de Lorraine) : «Le retour du mauvais mort : ethnocritique de Thérèse Raquin de Zola» 


       10h00-10h45 : Commentaires et discussion

      10h45-11h00 : Pause

      11h00 – 11h40 : Les textes fantômes

      Président de séance : Christian Milat (Université d'Ottawa) 


      • Bernabé Wesley (Université de Montréal/CRIST) : «Céline prend des cours d'olifant chez Roland» 
      • Judith Sribnai (Université d'Ottawa/CRIST) : «Les revenants reviennent-ils? Cardan, Descartes et le démon de Socrate dans les États et Empires de Cyrano de Bergerac»

      11h40 – 12h10 : Commentaires et discussion

      12h10 – 14h00 : dîner offert par le Département de français de l'U. d'Ottawa

      14h00 – 14h40 : Spectres des arts

      Présidente de séance : Claudia Bouliane (Université McGill/CRIST) 


      • Brigitte Fontille (Université d'Ottawa) : «Le musicien quignardien est un chaman» 
      • François-Emmanuël Boucher (Collège militaire royal du Canada/CRIST) : «La dimension spectrale des discours sur l'art contemporain»

      14h40 – 15h10 : Commentaires et discussion 

      15h10-15h30 : Pause

      15h30 – 16h10 : Fantômes contemporains

      Président de séance : Yan Hamel (TÉLUQ/CRIST) 


      • Pierre Popovic et Bernabé Wesley (Université de Montréal/CRIST) : «Paparazzi et revenants d'outre-littérature. Pont de l'Alma de Julian Rios» 
      • Benoît Melançon (Université de Montréal) : «Fantômes, flambeau, famille : Maurice Richard et la filiation»

      16h10 – 16h30 : Commentaires et discussion




      Programmation 2010-2011


       Séminaire mensuel 

      Dates : les derniers ou avant-derniers vendredis du mois, de 13h00 à 16h00
      Lieu : Université de Montréal — Pavillon Maximilien-Caron
      2e étage – salle A-2411

      * Le séminaire était organisé par Pierre Popovic.

      1. Troisième séance inaugurale
      Jeudi 26 août 2010 de 18h30 à 21h00
      Salle C-8141 - Pavillon Lionel-Groulx, Université de Montréal

      Marc Angenot (Université McGill) : «Le procès de l'utopie : utopies, science de l'histoire, idéocraties»

      2. Séance du vendredi 24 septembre 2010
      Thème : Récits du génocide au Rwanda
      Conférenciers :
      • Michael Rinn (Université de Bretagne Occidentale) : «Les émotions dans les récits du génocide de Jean Hatzfeld»
      • Josias Semujanga (Université de Montréal) : «Les récits de génocide : un indicible dans la culture?»

      3. Séance du vendredi 29 octobre 2010 
      Thème : Séance polémique : NOUS et, ou, ni, mais, car, or, donc EUX
      Conférenciers :
      • Yan Hamel (Teluq/Université du Québec à Montréal) : «Notre Belle Province, leur chaos. À propos de la littérature québécoise pour enfants»
      • Régine Robin (Université du Québec à Montréal) : «Nous autres les autres» 

      4. Séance du vendredi 26 novembre 2010
      Thème : XIXe siècle : le texte, le marché, les médias
      Conférenciers :
      • Stéphane Vachon (Université de Montréal) : «Balzac médiologue»
      • Geneviève Sicotte (Université Concordia) : «Économie et ludisme : le texte décoratif fin de siècle» 

      5. Séance du vendredi 28 janvier 2011 
      Thème : La science arraisonnée par la littérature 
      Conférenciers :
      • Elaine Després (Université du Québec à Montréal) : «Folle institution contre savant fou, une lutte apocalyptique dans Oryx and Crake de Margaret Atwood»
      • Michel Pierssens (Université de Montréal) : «Rime et Raison» 

      6. Séance du vendredi 18 février 2011
      Thème : Édifications
      Conférenciers :
      • Pierre-Olivier Brodeur (Université de Montréal) : «Figures de femmes dans le roman édifiant du XVIIIe siècle»
      • Daniel Larangé (Paris III) : «Jésus-Christ dans l’œuvre de Pierre-Joseph Proudhon»

      7. Séance du vendredi 25 mars 2011
      Thème : Louis-Ferdinand Céline
      Conférenciers :
      • Bernabé Wesley (Université de Montréal) : «Nord de Louis-Ferdinand Céline : une réécriture des chroniques médiévales»
      • Claudia Bouliane (Université McGill) : «D’attroupements en révolutions : les rassemblements dans le Paris de Mort à crédit» 

      8. Séance du vendredi 22 avril 2011
      Thème : Inventer le temps
      Conférenciers :
      • Anne-Hélène Dupont (Université McGill) : «"Une fête vraie." Guerre et fête dans Le Temps retrouvé»
      • David Boucher (Université de Montréal) : «Les nouvelles dystopies : de Fahrenheit 451 à Nelly Arcan» 



      Atelier de lecture


      Université de Montréal — Pavillon Maximilien-Caron, salle 2411
      Date : début janvier 2011
      Organisation : Olivier Parenteau

      Trois écrits (un texte de prose d’idées du XVIIIe, un poème du XXe et une nouvelle du XXIe), un seul objectif : entrer dans le langage de chacune de ces œuvres par le biais d’une analyse minutieuse des paramètres textuels internes. Des microlectures parce que, « rappelons-le [c’est Claude Duchet qui parle], la sociocritique vise d’abord le texte. » Il s’agira moins de montrer comment les textes retenus dialoguent avec la rumeur sociale qui leur est contemporaine, comment ils la reconduisent, la transforment et la déplacent (l’année de parution du texte et son pays d’origine seront leurs seules indications fournies), que d’envisager le rapport au monde des différents textes de manière libre, vivante, en se basant sur ses propres connaissances et, surtout, en s’arrimant aux mots, aux énoncés, aux figures, aux cadres formels, à tout autre signe pertinent donné à lire par les textes.

      Préalablement à la rencontre, les participants devront avoir lu et analysé les trois textes et avoir préparé leur intervention (informelle) : le temps alloué pour les communications sera précisé une fois que le nombre de participants sera confirmé.

      Les textes sont :

      1. une prose d’idées du XVIIIe siècle : Constantin-François de Chasseboeuf Volney, "Invocation", dans Les Ruines, ou Méditations sur les révolutions des empires, Paris, Garnier frères, 1883 [1791], p. 1-4;



      2. un poème du XXe siècle : Jean Follain, « L'anecdote », dans Exister, suivi de Territoires, Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 1968, p. 89;



      3. une nouvelle du XXIe siècle : Gilles Pellerin, « Répétition d'orchestre », dans Ï , Québec, L'Instant même, 2004, p. 20.



      Les participants intéressés en informeront Olivier Parenteau à l’adresse électronique suivante : olivierparenteau@yahoo.ca


      Colloque des mauvaises lectures

      Lieu : Université McGill (salle à préciser)
      Date : 3-4 mars 2011



      LIRE LES ACTES DU COLLOQUE

      Souvenons-nous que l’ingénieux gentilhomme «passait ses heures d’oisiveté, c’est-à-dire le plus clair de son temps, plongé avec ravissement dans la lecture des romans de chevalerie. […] Il se donnait avec un tel acharnement à ses lectures qu’il y passait ses nuits et ses jours, du soir jusqu’au matin et du matin jusqu’au soir.» Resulto fatal : «Il dormait si peu et lisait tellement que son cerveau se dessécha et qu’il finit par perdre la raison.» Comme on sait, il garda si bien en tête la lettre de ses romans qu’il se fit chevalier errant et se mit à lire le monde et sa propre vie au filtre de ce qu’il avait lu. Dans ce motif des mauvaises lectures, capital dans l’incipit de L’ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche de Miguel de Cervantes, le Colloque des mauvaises lectures verra l’un des actes fondateurs de la modernité littéraire, voire de la littérature tout court.

      On ira en amont et en aval du Quichotte et on parcourra le vaste monde dans le but d’ouvrir ce paradigme heuristique des mauvaises lectures, que l’on pourra sur l’erre d’aller travestir en méta-paradigme des lectures mauvaises, de manière à parcourir le long segment, semé de nuances intermédiaires, qui va de l’erreur néfaste mais innocente à la malveillance coupable mais triomphante, de l’inadvertance significative au geste délibéré. Et puisqu’il s’agit de sociocritique, on lira des textes (ou des objets de langage regardés comme des textes) qui font étalage de ce paradigme. Il en fourmille, comme le prouvent les quelques exemples qui suivent.


      Vers l’amont, on lira et relira par exemple les «mauvaises lectures» imputées aux uns et aux autres, par les uns aux autres et réciproquement, des grands Livres religieux, la Bible et le Coran au premier chef, et l’on se posera à leur sujet non des questions de légitimité ou d’orthoxicité mais des questions sociosémiotiques : quels effets ont-elles sur les récits transcendantaux? quelles modifications narratives et de compréhension entraînent-elles? quels déplacements provoquent-elles dans l’ordre des représentations? Parmi les nombreuses« mauvaises lectures » du Moyen Âge, il faut d’abord compter avec les amants lecteurs, dont les célèbres Paolo et Francesca qui, chez Dante (La Divine Comédie), sombrent dans le péché de chair en lisant le Lancelot, mais aussi – et avant eux — Floris et Lyriopé (XIIIe s.), parents de Narcisse selon Robert de Blois, qui voient naître leur amour alors qu’ils lisaient Pyrame et Thisbé... et que Floris était travesti en Floré! Les mauvaises lectures sont parfois suggérées de manière plus indirectes, comme dans Durmart le Galois par exemple, roman arthurien du XIIIe s., où la relation amoureuse entre le jeune homme et la femme du sénéchal de son père prend naissance précisément au moment où la dame est retirée dans sa chambre en train de lire un roman.

      Vers l’aval la pêche ne sera pas moins nombreuse. Quel aurait été le destin de Véronique Graslin si elle n’avait été ravagée par la lecture de Paul et Virginie en pleine adolescence (Balzac, Le Curé de village, 1833) et quelle pédagogie sociale se réfracte dans l’enfermement intellectuel de Louis Lambert, dévoré par ses lectures (Balzac, Louis Lambert, 1832)? Jude l’obscur, dans le roman de Thomas Hardy qui porte son nom (1895), ne vit pas moins dans «ses» livres que Louis Lambert, mais leurs lectures n’ont pas les mêmes effets que celles des deux copistes majeurs que sont Bouvard et Pécuchet, héros d’un roman qui ne pouvait sans doute être qu’inachevé. En matière de lectures dont les conséquences sont graves, Flaubert fit mieux en faisant d’Emma Rouaud une jeune femme trop entichée de romans romantiques (Madame Bovary, 1857), ce qui la distingue de Madame Thénardier, lectrice impénitente des néo-classiques de Madame Bournon-Malarme et de Madame Barthélemy-Hadot, quand son mari, lui, cultivait Pigault-Lebrun (Victor Hugo, Les Misérables, 1862). Jamais un tel n’aurait assommé un pauvre s’il n’avait pas «avalé […] toutes les élucubrations de tous ces entrepreneurs de bonheur public, — de ceux qui conseillent à tous les pauvres de se faire esclaves, et de ceux qui leur persuadent qu’ils sont tous des rois détrônés» (Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris, 1869 [posth.]). Une centaine d’années avant qu’un grand «syntaxier», accessoirement professeur d’anglais, relie la lecture de tous les livres à la désolation de la chair, Tchao Yi, dans ses «Lectures oisives» accomplies en Chine, soulignait que le temps pousse de toute manière à mal lire :

                                            Lorsque nous lisons les vieux livres,
                                            Nous le faisons toujours de notre point de vue :
                                            Comme des gens qui, sur une vaste place,
                                            Entourent une haute estrade où jouent des comédiens.

      Plus près de nous, une autre séquence d’incipit — «Et le jeune homme eut soudain une vision de ce que pouvait être sa vie, dans l’inquiet tourbillon de Saint-Henri, cette vie des jeunes filles fardées, pimpantes, qui lisent des romans-feuilletons de quinze cents et se brûlent à de pauvres petits feux d’amour factice.» (Gabrielle Roy, Bonheur d’occasion, 1944) — rappelle que la littérature québécoise est elle aussi traversée par le motif des mauvaises lectures, depuis les listes de l’index jusqu’à Bessette, Tremblay, Ducharme et al.

      Mais la «mauvaise lecture» n’est pas nécessairement celle d’un texte. Un geste peut être mal compris, un mot pris de travers, un signe mal interprété, une graphologie innocemment ou volontairement mal identifiée, et tout le reste est littérature ou enfer. Ainsi de la couleur de la voile du bateau qui ramène Iseult vers les côtes de Cornouailles (Tristan et Iseult), ainsi de Tristan Corbière fondant sa poétique sur la surdité et l’entendement «de travers», ainsi de maints personnages pluri-identitaires de Paul Auster (La Cité de verre et al.) ou de Régine Robin (La Mémoire des pierres, Cybermigrances et al.) lisant de guingois des villes, des mouvements, des noms. D’Eugène Sue (Les Mystères de Paris et al.) à Jonathan Coe (La Femme de hasard et al.), l’intervention d’auteur est souvent là pour empêcher la mauvaise lecture ou… pour indiquer qu’elle serait la seule vraiment féconde si elle avait été esthétiquement possible. La littérature médiévale est pleine de mauvais lecteurs — de pierres tombales, d’images, de lettres. En d’autres états de l’imaginaire social, on trouvera leurs descendants dans les romans épistolaires de l’âge classique, dans la sémiologie conspirationniste d’auteurs comme Stieg Larsson ou Dan Brown, dans les intrigues des romans et films noirs ou policiers (tout l’art de Colombo ne vient-il pas de sa façon de tirer la «vérité» d’un indice d’abord mal lu?)

      Allons ailleurs.

      Sur les tables des écoles et des amphithéâtres par exemple : là règne l’ennemi pédagogique numéro un de toutes les classes d’étudiants en lettres passés, présents et à venir, le grave contresens dans l’explication de texte.

      En philosophie : maintes discussions au plus haut niveau ont pour principe de prouver que l’autre a mal lu la tradition dont les deux discuteurs se réclament. Dans l’arène politique : vaincre en un débat ou gagner une élection supposent de parvenir à faire croire que l’autre a mal lu la situation, l’histoire, les chiffres, l’événement. L’attribution scélérate d’un nom à un graphisme peut conduire à l’Île du Diable. Il ne se passe pas un jour sans qu’un représentant du peuple (!), qu’il s’agisse d’un ministre, d’un député ou d’un sportif, se déclare mal lu ou mal cité.

      Sur l’étal linguistique : le lapsus et tous les actes manqués de nature langagière ont aussi quelque chose à voir avec le mal lire, car la fausseté que l’œil ou l’oreille leur prête a ses raisons que seule une lecture systémique peut entrevoir, ainsi que l’avait deviné Albert Cim dans ses Récréations littéraires (1820). On n’omettra pas les effets d’un courriel auquel la cause de maints malentendus est spontanément (vraiment?) attribuée.

      Enfin, il ne saurait être question d’oublier le continent de la traduction. En langue, traduire «polish sausage» par «polissez la saucisse» et «made in Turkey» par «fait en dinde» sur un produit de consommation n’est pas seulement une affaire de dictionnaire. En lettres, dérives curieuses, erreurs sémantiques, ruptures de ton ou «belles infidèles» forment un long cortège de détournements de sens dont il faut au cas par cas recomposer la logique et les conséquences.


      Tous les exemples énumérés ci-dessus ne le sont qu’à titre suggestif. Libre à chacun d’aller vers les corpus de son choix et de considérer le motif de la mauvaise lecture avec souplesse, en y incluant part exmple le non-traduire (Jacques Brault), le non-lire, le «déconstruire», etc. L’important sera de sortir le motif à la fois de tout moralisme (mal lire n’est pas bien), de tout normativisme (mal lire est contraire à une norme de goût ou de culture), de tout négativisme saturant (l’effet ne serait que délétère). Puisqu’il s’agit de sociocritique, il importe de penser la question sur le mode de l’action : la mauvaise lecture est essentielle au roman qui la thématise ou à l’essai théorique qui s’appuie sur elle ; la mauvaise lecture déconnecte un texte des bases axiologiques et des répertoires doxiques ou discursifs auxquels il serait attendu qu’il soit relié, et lui trouve d’autres corrélations qui ont une incidence immédiate et entière sur les mouvements de sens dont il se soutient ; la mauvaise lecture enclenche un déplacement dans l’ordre ou le désordre des représentations et, à ce titre, est à la fois un élément fondamental de l’évolution du discours ou de l’imaginaire social et un élément nodal de l’écriture littéraire. Parole de maître : «Les beaux livres sont écrits dans une sorte de langue étrangère. Sous chaque mot chacun de nous met son sens ou du moins son image qui est souvent un contresens. Mais dans les beaux livres, tous les contresens qu’on fait sont beaux» (Marcel Proust, Contre Sainte-Beuve).

      Comité organisateur :

      Claudia Bouliane, Sylvain David, Anne-Hélène Dupont et Geneviève Sicotte


      Colloque des Mauvaises Lectures
      McGill — Concordia — 3 et 4 mars 2011 — Programme

      Jeudi 3 mars 2011 – Université McGill

      Salle 112, pavillon Duff
      3775 avenue University

      9h15 :             Accueil des participants

      Première séance
      Présidente : Claudia Bouliane (Université McGill)

      9h30 :   Jean-François Chassay (UQAM) :
                  «L’Amérique n’existe pas, c’est un texte qui nous le dit»

      10h10  :  Michel Fournier (Université d’Ottawa)
                  « Du bon usage des mauvaises lectures : fiction érotique et culture du roman dans             l’Ancien Régime »

      10h50 :           Pause

      11h10 :  Natalia Teplova (Université Concordia)
                  «Catherine II traduit Shakespeare : mauvaise lecture, adaptation ou censure ?»

      12h00              Pause – Déjeuner

      Deuxième séance
      Présidente : Geneviève Sicotte (Université Concordia)

      13h30 :  Shawn Duriez (Université McGill) :
                  «Mauvais genre, mauvaise lecture. Le roman policier et la décomposition du             romanesque»

      14h10 :  Isabelle Arseneau (Université McGill)
                  «Les romans de la Rose et de la Violette (XIIIe siècle) ou l’art de lire des mauvais             romans»

      14h50 :           Pause

      15h10 :  Daniel S. Larangé (Université Åbo Akademi de Turku)
                  «Harold Bloom et les mauvaises lectures de l'herméneutique rabbinique : de la             tradition aux trahisons fondatrices»

      15h50 :  Yan Hamel (Téluq/UQAM) :
                  «Sophocle mauvais lecteur de Racine : retour sur la composition de Gisèle»



      Vendredi 4 mars 2011 – Université Concordia

      Salle LB-619, Pavillon J.W. McConnell
      1400, boul. de Maisonneuve ouest

      Troisième séance
      Président : Marc Angenot (Université McGill)

      9h30  : Djemaa Maazouzi (Université de Montréal) :
                  «Les mauvaises lectures du Petit soldat de Jean-Luc Godard»

      10h10 :  Christiane Ndiaye (Université de Montréal) :
                 «Hugo, la Bible et Bob Marley : lectures tragiques dans les romans de Gisèle Pineau»

      10h50 :           Pause

      11h10 :  François-Emmanuel Boucher (Collège royal du Canada)
                  «Ghostwriter, pornographe et littéraire : Philippe Muray et les bienfaits des             mauvais livres»

      12h00              Pause – Déjeuner

      Quatrième séance
      Présidente : Anne-Hélène Dupont (Université McGill)

      13h30 :  Invitation à la poétique et à Isabelle Daunais (Université McGill)
                  «De l'utilité des mauvais lecteurs: l'exemple de Don Quichotte»

      14h10 : Anne-Marie David (Université de Montréal) et Sylvain David (Université               Concordia)
                  «L’abîme regarde aussi en toi. De la métatextualité défensive chez Antoine             Volodine»

      14h50 :           Pause

      15h10 : Jacques Dubois (Université de Liège) :
                  «Mal lire : tout un art»

      15h50 :  Pierre Popovic (Université de Montréal)
                  «On ne lit pas impunément des niaiseries sous le second Empire.»
        
       Cocktail de clôture
      Programmation 2009-2010

      * Le séminaire était organisé par Pierre Popovic.

      1. Deuxième séance inaugurale
      Jeudi 27 août 2009 de 18h00 à 21h00

      Jean-François Chassay (UQAM) : «Insémination artificielle : du gène en littérature»



      2. Séminaire mensuel 2009-2010

      1. Séance du vendredi 25 septembre 2009
      Thème : Échanges et philosophie à l’ombre du romantisme
      Conférenciers :
      • Daniel S. Larangé (Paris III/McGill) : «Mariologie et romantisme social»
      • Éric Méchoulan (Université de Montréal) : «Sur La fausse monnaie de Charles Baudelaire»


       2. Séance du vendredi 30 octobre 2009
      Thème : Le sexe des uns et des autres
      Conférenciers :
      • François-Emmanuel Boucher (Collège militaire royal du Canada) : «La libido réactionnaire de Louis de Bonald à Philippe Muray»
      • Jacques Dubois (Université de Liège) : «Sex in the novel : Christine Angot, Catherine Millet et les autres»

      3. Séance du vendredi 20 novembre 2009
      Thème : Sport et parole «populaires»
      Conférenciers :
      • Michel Nareau (Université du Québec à Montréal) : «“You have to write the daily soap opera” Fictions du baseball»
      • Christiane Ndiaye (Université de Montréal) : «Jean-Price-Mars : comment parler du peuple aux bourgeois»

      4. Séance du vendredi 11 décembre 2009
      Thème : Rêver, dormir, traduire peut-être
      Conférenciers :
      • Rainier Grutman (Université d’Ottawa) : «La traduction comme réfraction discursive : les avatars d’Hamlet en français»
      • Natalia Teplova (Université Concordia) : «La traduction : entre “ouverture” des pays et “fermeture” des horizons. Ou : qu’est-ce que l’ “Âge des traductions”?»

      5. Séance du vendredi 29 janvier 2010
      Thème : Le révolu et les Révolutions
      Conférenciers :
      • Geneviève Boucher (Université de Montréal) : «Temps historique et Révolution chez Louis-Sébastien Mercier»
      • Anne-Marie David (Université de Montréal) : «La “Révolution mondiale” d’Antoine Volodine : du rêve égalitariste au cauchemar collectif»

      6. Séance du vendredi 26 mars 2010
      Thème : Connaître et penser au temps des «trente glorieuses»
      Conférenciers :
      • Sarah Sindaco (Université de Liège) : «Souveraineté et violence : les représentations du pouvoir en régime gaullien»
      • François Provenzano (FNRS/Université de Liège) : «La théorie littéraire à l’heure du news-magazine en France»

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      3. 1889 a vingt ans. Retour et débat sur la théorie du discours social
      17 décembre 2009 de 19h00 à 21h00
      Organisateurs : Yan Hamel, Pierre Popovic

      Il y a vingt ans, Marc Angenot faisait paraître 1889, un état du discours social. Ce livre — est-il besoin de le souligner? — a marqué les esprits et exercé une influence considérable sur un grand nombre de chercheurs en sociocritique des textes (ainsi que sur les spécialistes de l'analyse du discours, de la pragmatique socio-historique, de la rhétorique et de la théorie de l'argumentation; il intéressa également les historiens, les politologues et tous ceux qui s'efforcent de penser la «modernité»).

      On profitera de cet anniversaire pour faire retour sur les avancées de cet essai, mesurer le terrain parcouru, réévaluer la portée de l'ouvrage et mettre à jour sa critique. Après que plusieurs questions de fond auront été dégagées lors de brèves interventions données par des chercheurs ayant travaillé dans les sillons ouverts par la théorie du discours social, le débat sera ouvert à tous, y compris à l'auteur de ce livre fondateur.



      4. Atelier mécanique
      8 janvier 2010
      Organisation : Claudia Bouliane, Yan Hamel, Djemaa Maazouzi

      Sous le titre d’«Atelier mécanique», il s’agit somme toute de trouver une forme de séminaire à peu près inexistante. On y procédera in præsentia à des révisions de projets, à des réparations d’hypothèses, à des ajustements d’argumentaires, à des changements d’huiles de synthèse. Y seront bienvenues les trouvailles issues de lectures récentes, les confessions (modérées) de désespoir heuristique, les objections tracassantes, la cartographie des impasses théoriques du moment.

      En somme, c’est une prise directe et à chaud sur des recherches en train de mijoter et, surtout, sur les questions qu’elles entraînent concrètement. Les orateurs et oratrices font part en une quinzaine de minutes maximum d’un travail en cours (petit ou grand, travail de séminaire, article, maîtrise, grand projet, thèse, formulaire à remplir, compte rendu, peu importe) en concentrant l’exposé sur les difficultés rencontrées, qu’elles soient de nature épistémologique, herméneutique ou autre (il s’agit de mettre sur table ce qui nous fait question en essayant de trouver pourquoi cela nous fait question). La discussion qui suit a pour but d’essayer de proposer sinon des solutions, du moins des pistes pour venir à bout du problème.

      Pour cette année, les organisateurs chercheront aussi à rassembler des propositions d’intervention portant sur la façon dont le texte est relié à ou projeté sur l’écran de la semiosis sociale dans les différentes projets de recherche. Cette question du lien aux «totalités significatives» convoquées dans les travaux pousse en effet vers des choix conceptuels qui engagent profondément le travail de lecture (parler d’une relation entre texte et idéologie comme Philippe Hamon ou de relation entre texte et discours social comme Marc Angenot, ce n’est bien sûr pas la même chose).

      Les présentations seront faites individuellement ou, lorsqu’il sera possible de réunir des intervenants autour d’un sujet similaire, sur le mode de tables rondes favorisant la discussion et le débat.


      5. Hyperséminaire/Colloque du vendredi 26 février 2010
      Lieu : UQAM, salle des Boiseries
      Thème : Fêtes et désastres de la narrativité contemporaine

      À Michel Meyer affirmant dans ses travaux sur sa problématologie que la rhétorique fait toujours retour dans les époques où l’organisation politique de la vie sociale semble ne plus générer de projet d’émancipation collective crédible, on aurait envie de dire que la narrativité n’est pas en reste. Si des antithèses idéologiques («La souveraineté ou la santé»), des euphémismes («Y a quelqu’un qui m’a dit») et des énoncés pour méthode Coué («Yes, we can») agissent quelque temps comme des balles traçantes dans le ciel de l’imaginaire social, la propension à la fiction narrative, orientée vers soi, vers l’autre, les autres, l’avenir, le cosmos, autrement dit vers tout ce qui fait rêver ou peur et vers tout ce qui fait question prend soudain des dimensions étonnantes, et d’autant plus aujourd’hui qu’elle est largement soutenue par les nouveaux médias technologiques. Quand les argumentations paraissent toutes s’annuler et que tout apparaît comme une enfilade de «dialogues de sourds» (voir le livre récent de Marc Angenot sur la question), il semble bien que l’être dit sapiens s’en remette à la narration, réinventant sans cesse un lancinant Il était ou sera une fois, projeté à tous vents dans l’espace et le temps, ici, maintenant, ailleurs, plus tard, un jour, jamais. Dans une démarche heuristique, et profitant des nombreuses propositions de conférence reçues en vue du séminaire mensuel 2009/2010, on a voulu réunir une gerbe de travaux abordant de front cette narrativité protéiforme. Les conférenciers ont cette mission : dites-nous ce qui se raconte, comment, et pourquoi.

      La journée du 26 février se présente donc comme une énorme séance de séminaire (les communications iront jusqu’à trente minutes et seront suivies d’une période de question) costumée en colloque d’un jour.


      Elaine Després (UQAM) : «Exercer la (pseudo)médecine sur douze générations : Doctor Olaf van Schuler's Brain de Kirsten Menger-Anderson»

      Éric Vignola (Université de Montréal) : «Le blog, ça ne s’invente pas. De l’anecdote comme moteur narratif hypertextuel»

      Vicky Pelletier (UQAM) : «Entre utopie et désenchantement : l’Amérique de Don DeLillo»

      Sylvain David (Université Concordia) : «Poétique de l’advenu chez Michel Houellebecq»

      Stéphane Inkel (Queen’s University) : «Politique du devenir chez François Bon»

      Élisabeth Nardout (Université de Montréal) : «Produits du terroir et tombeaux des crocquants : le Limousin dans la littérature française contemporaine»

      Azouz Ali Ahmed (Queen’s University) : «Le bourgeois sans-culotte, ou le Spectre du parc Monceau : une lecture katébienne de l’histoire»

      Alain Farah (Université McGill) : «Changement de garde, qui garde? Olivier Cadiot et la question du pouvoir»


      Programmation 2008-2009

      * Le séminaire était organisé par Pierre Popovic.

      1. Séminaire mensuel

      28 août 2008 : séance d’ouverture et conférence inaugurale
      Régine Robin (Université du Québec à Montréal) : «Les Mégapoles»

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      1. Séance du vendredi 26 septembre 2008
      Thème : Récit et Révolution
      Conférenciers :
      • Geneviève Lafrance (Columbia University) : «Les désordres du don. Bienfaisance, roman et Révolution»
      • Marc Angenot (Université McGill) : «Le millénarisme de Joachim de Flore à Karl Marx»

      2. Séance du vendredi 31 octobre 2008
      Thème : Oubli et mémoire de la guerre d’Algérie
      Conférenciers :
      • Mehana Amrani (Université McGill) : «Le 8 mai 1945»
      • Djemaa Maazouzi (Université de Montréal) : «Les embrayeurs et les débrayeurs du souvenir»

      3. Séance du vendredi 28 novembre 2008
      Thème : Dire la ville
      Conférenciers :
      • Claudia Bouliane (Université de Montréal) : «Décombres de l’avenir et projets rudéraux : les métamorphoses de Paris chez Verne, Hugo et Zola»
      • Francis Gingras (Université de Montréal) : «Pas dans ma cour : le discours sur la ville et la pratique des genres vernaculaires ‟bourgeois” au tournant des XIIe et XIIIe siècles»

      4. Séance du vendredi 30 janvier 2009
      Thème : Le radium et l’EPO
      Conférenciers :
      • Pierre Popovic (Université de Montréal) : «Marie de France aurait-elle pu gagner le Tour de France? Brève histoire du fortifiant»
      • Jean-François Chassay (Université du Québec à Montréal) : «Marie Curie : la femme de tous les transports»

      5. Séance du vendredi 27 février 2009
      Thème : La fin de l’histoire
      Conférenciers :
      • Sylvain David (Université Concordia) : «Le roman de l’après»
      • François-Emmanuël Boucher (Collège royal militaire du Canada) : «Les survivances réactionnaires»

      6. Séance du vendredi 27 mars 2009
      Thème : La «Grande Guerre» en vers et en prose
      Conférenciers :
      • Olivier Parenteau (Université McGill) : «L’honneur des poètes : Grande Guerre et modernité poétique»
      • Paul Bleton (Téluq/UQAM) : «La Guerre de 14 à travers les âges (1896-1952) : telle qu’elle devait être, qu’elle pourrait être, qu’elle a été»

      7. Séance du vendredi 24 avril 2009
      Thème : Croyances et représentations
      Conférencier :
      • Michel Fournier (Université d’Ottawa) : «Socio-historicité des représentations et prise en charge culturelle des croyances sous l’Ancien Régime»
      • Assemblée générale annuelle

      8. Séance du vendredi 29 mai 2009
      Thème : Lectures de Sartre
      Conférenciers :
      • Yan Hamel (Téluq/UQAM) : «L’Amérique selon Sartre»
      • Benoît Denis (Université de Liège) : «Lire Sartre aujourd’hui» 




      2. «Atelier Mécanique (révisions de projet, réparations d’hypothèses, ajustements d’argumentaires, changements des huiles de synthèse, etc.)» : 18 décembre 2009

      Présentation de recherches en cours et, surtout, des questions qu’elles entraînent concrètement. Les orateurs et oratrices font part en une quinzaine de minutes d’un travail en cours (petit ou grand, travail de séminaire, article, maîtrise, grand projet ou thèse, peu importe) en concentrant l’exposé sur les difficultés rencontrées, qu’elles soient de nature épistémologique, herméneutique ou autre (on peut très bien par exemple faire une communication sur un concept qui nous fait question en essayant de trouver pourquoi il nous fait question). La discussion qui suit a pour but d’essayer de proposer sinon des solutions, du moins des pistes pour venir à bout du problème.


      3. Assemblée annuelle : 24 avril 2009

      Le séminaire du 24 avril 2009 (conférence de Michel Fournier) sera suivi de la première assemblée annuelle du CRIST. Les objectifs en seront les suivants : bilan des manifestations de l’année, retour sur les travaux et sur le fonctionnement global, propositions pour la programmation 2009/2010.


      4. Colloque annuel du CRIST : 6-7 mars 2009
      «Le héros, le traître et la hauteur des circonstances»


      Apparemment aucune société humaine n’a pu se développer sans se doter de héros et d’une représentation de l’héroïsme. Le colloque reprend cette question d’un point de vue sociocritique, en se demandant comment, en littérature, en discours et en art, s’élaborent les héros sur le plan des mises en forme et du traitement des langages, comment se construisent la mise en œuvre de l’héroïsme et ses contestations nombreuses et multiformes, avant d’évaluer la portée de cette élaboration et de cette construction sur l’écran de la semiosis sociale afférente à tel ou tel état de l’histoire et de la société.


      Vendredi 6 mars 2009

      8h45 : Accueil des participants

      Président de séance : Jean-François Chassay (Université du Québec à Montréal)

      9h00 : Claudia Bouliane (Université de Montréal) : «‟Je suis ce héros, répondit hardiment Michel.” Paris au XXe siècle de Jules Verne»

      9h40 : Anne-Hélène Dupont (Université McGill) : «Drôle de guerre, drôles de héros. 1939-1940 chez Julien Gracq, Irène Némirovsky et George Simenon»

      10h20 : Pause

      10h30 : Pierre Popovic (Université de Montréal) : «Le complexe de Protis. Lecture des Marins perdus de Jean-Claude Izzo»

      11h10 : Natalia Teplova (Université Concordia) : «‟Héroïsme” dans Résurrection de Tolstoï en russe et en français»

      Pause – Déjeuner

      Président de séance : Olivier Parenteau (Université McGill)

      13h00 : Josias Semujanga (Université de Montréal) : «De l’histoire de Chaka au personnage littéraire ou la naissance d’un héros moderne en Afrique»

      13h40 : Djemaa Maazouzi (Université de Montréal) : «H comme harki, honte, honneur : nom du traître et traîtres mots»

      14h10 : Pause

      14h20 : Émilie Brière (Université de Montréal/Université de Lille III) : «Jeune victime cherche héros»

      15h00 : Mélanie Lamarre (Université de Lille III) : «Un sujet anachronique? Parcours de l’héroïsme dans les romans d’Olivier Rolin»

      15h40 : Anne-Marie David (Université de Montréal): «Le héros sans mémoire»

      Samedi 7 mars 2009

      Présidente de séance : Élisabeth Nardout-Lafarge (Université de Montréal)

      8h40 : Francis Mus (Université de Louvain) : «Politique, héroïsme et littérature chez Paul Colin et dans L’art libre»

      9h20 : Yan Hamel (Téluq/Université du Québec à Montréal) : «Marcel duelliste»

      10h00 : Sylvain David (Université Concordia) : «Le héros post-historique»

      10h40 : Pause

      10h50 : Azouz Ali Ahmed (Queen’s University) : «À propos d’un propos de Larbi Ben M’Hidi, héros de la guerre de libération nationale algérienne»

      11h30 : Mehana Amrani (Université McGill) : «La fin tragique des héros algériens»

      Pause – Déjeuner

      Président de séance : Michel Fournier (Université d’Ottawa)

      13h00 : Geneviève Boucher (Université de Montréal/Paris IV-Sorbonne) : «Autoportrait de Robespierre en héros de la Révolution»

      13h40 : Marc Angenot (Université McGill) : «Les mandats reçus de l'histoire : bovarysme et ‟rôles” historiques au XXe siècle»

      14h20 : Pause

      14h30 : François-Emmanuël Boucher (Collège militaire royal du Canada) : «Réactionnaires, fanatiques et obtus, ou la poétique de l'anti-modernité»

      15h10 : Daniel S. Larangé (Université McGill) : «Judas Iscariote : traître du passé, héraut de l’avenir. Accomplissement d’une fiction et mythe inachevé»